Épiphanie

Emprunté au latin chrétien Epiphania, du grec τ α ̀ Ε π ι φ α ́ ν ι α, substantif de l’adjectif ε ̓ π ι φ α ́ ν ι ο ς : « qui apparaît », ε ̓ π ι φ α ι ́ ν ω « faire voir, montrer ». 

Si le 6 janvier célèbre la venue du et l’hommage rendu par les Rois mages au petit Jésus, on préférera bien sûr penser à la galette des rois. Symbole solaire qui rappelle les jours se rallongeant significativement après le solstice d’hiver (aka Noël), souvenir des fêtes saturnales romaines pendant lesquelles un esclave adoptait le titre de maître lorsqu’il croquait la fève, la galette se mange également lors du Noël orthodoxe serbe !

Mercredi 6 janvier, la communauté orthodoxe serbe de Paris se rendra à l’église Saint-Sava située au 23 rue du Simplon dans le 18e arrondissement de Paris, après avoir placé devant chaque perron un rameau de chêne (le badnjak). Le repas du soir sera maigre, contrairement à celui du lendemain midi, à base de rôti de porc. On mangera alors une galette de pain contenant une pièce. Celui qui la tirera passera une année heureuse !

Si la découverte de l’existence d’un quartier serbe à Paris vous frappe telle une épiphanie, creusez celle-ci en allant manger au Pays natal (au n°16). Avec un peu de chance, vous y croiserez Djokovic, qui, dit-on, s’y rend lors de chaque passage dans la capitale française.

Sources : http://www.cnrtl.fr/etymologie/%C3%A9piphanie ; Stéfane Buvot et Romain Mondon.

Image : Novak Djokovic à Miami le 2 avril 2015 © Matthew Stockman / Getty Images North America / AFP

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