Heidelberg

De Heidelbeeren, désignant les myrtilles poussant dans la montagne encadrant la ville, donnant Heidelbeerenberg, « la montagne des myrtilles », finalement contracté en Heidelberg.

De minuscules baies, de majestueuses montagnes, un nom imprononçable pour les non-germanophones : bienvenue dans la ville la plus jolie du Bade-Wurtemberg, la capitale du romantisme, j’ai nommé Heidelberg.

À 3h30 de Paris-Gare de l’Est, sise au bord du Neckar, Heidelberg expose ses édifices de grès rose au soleil, été comme hiver. Cité médiévale détruite par les armées de Louis XIV puis reconstruite, cité baroque miraculeusement épargnée par la Seconde Guerre mondiale, cité universitaire la plus ancienne d’Allemagne, Heidelberg vous tend les bras pour une escapade des plus bucoliques. À commencer par le château, dont les ruines constituent un haut-lieu du romantisme allemand.

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  • S’y rendre : en TGV ou en ICE, sur les sites de la SNCF ou de la DB. On vous conseille le deuxième, sur lequel les tarifs sont moins chers. 3h30 de trajet aller à partir de 39 euros.
  • Visiter : monter au Schloss (château) et découvrir ses ruines si romantiques, traverser le Alte Brücke, se balader sur le Philosophenweg et profiter du panorama sur la ville (et sur le Schloss !), s’imprégner d’art contemporain au Heidelberger Kunstverein, réfléchir sur les marches de l’amphithéâtre nazi Thingstätte (ou bien y fêter la nuit de Walpurgis), prendre le funiculaire vers le sommet du Königstuhl, longer le Neckar jusqu’à la Stift Neuburg (l’hiver, un adorable marché de Noël s’y tient).
  • Manger : un Blaubeerenmuffin (muffin aux myrtilles) chez Gundel pour le goûter. Le soir, un Flammkuchen au Schnookeloch, cette taverne (Stube) toute de bois vêtue et tenue par des étudiants de Verbindung qui vous chanteront à coup sûr un petit air accompagné au piano.
  • Boire : un heisse Schokolade mit Sahne (chocolat chaud à la chantilly) au Café Moro, un café ou un Spritz-Aperol à la Casa del caffè, un shot au Destille (et, plus généralement, dans chaque bar de la Untere Strasse).
  • Danser : lors d’un concert à la Karlstorbahnhof, en boîte à la halle02.
  • Dormir : je n’ai jamais eu à réserver d’hébergement à Heidelberg mais je recommanderais le Hotel am Rathaus pour son emplacement idéal (Heiliggeiststr. 1, Altstadt) et pour ses chambres à l’air si mignon.

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Source : http://www.s197410804.online.de/Stadtgeschichte/Mittelalter/namehd.htm

Image : vue sur la vieille ville depuis la rive nord du Neckar, © Solveig Placier

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