Salzbourg

De « Salz », sel, provenant du proto-indo-européen sal, et de « burg », provenant du proto-indo-européen bhergh, signifiant « haut ».

C’est qu’à Salzbourg, le sel a permis d’atteindre des sommets artistiques, transformant la ville médiévale en chef-d’œuvre baroque. Récolté à Berchtesgaden ou à Hallein, le sel permettait de rehausser le goût des aliments et de mieux les conserver. Apanage des princes-archevêques gouvernant la ville-État entre le XIIIe et le début du XIXe siècle, le condiment a financé la commande officielle, couvrant la cité de « cent églises ». Aujourd’hui, en raison de son excellent état de conservation, la vieille ville est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Vous y trouverez ainsi un environnement propice à la rêverie, mélangeant traditions autrichiennes et influences italiennes. Un voyage à Salzbourg, de quoi mettre un peu de sel dans votre quotidien.

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  • S’y rendre : en avion avec Lufthansa ou Austrian Airlines. 3h30 de trajet aller avec une escale à partir de 80 euros.
  • Visiter : les cent églises de la ville ! On appréciera l’abbaye bénédictine Saint-Pierre bordée par un cimetière pittoresque et l’église de la Trinité conçue par Fischer von Erlach, dont le chef-d’oeuvre est à voir à Vienne. Plus profanes : la Festung Hohensalzburg et la Residenz, témoignant de la richesse des princes-archevêques. La Getreidegasse satisfera les serial shoppers.
  • Écouter de la musique : classique, évidemment, à l’un des plus prestigieux festivals de musique du monde, les Salzburger Festpiele.
  • S’évader : en une heure au bord du Wolfgangsee, grâce au bus 150 au départ de la Hauptbahnhof ou de la Mirabellplatz en direction de Bad Ischl.
  • Manger : un délicieux plat de pâtes chez Pasta e Vino (eh oui, les Autrichiens adorent les Italiens, et vice-versa) ou un Spätzle au Café Bazar.
  • Boire : un chocolat chaud chez Tomaselli.
  • Dormir : dans une chambre cosy et arty à l’hôtel Stein.

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Source : Etymonline et encore Etymonline.

Image : Tom Hulce dans le film Amadeus, Miloš Forman, 1984. À noter que Les Étymologiques avaient déjà mentionné une figure salzbourgeoise illustre : Paracelse.

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